CRÉATIONS
EN COURS




CASCADE

Création 2012-2013

Chorégraphie et interprétation : Cécile Loyer
Musique et interprétation : Joëlle Léandre
Oeil extérieur : Myriam Bloedé
Lumières : en cours
Durée approximative : 45 mn

Coproduction Centre National de la Danse de Pantin,
Centre Chorégraphique National d'Orléans - Josef Nadj dans le cadre de l'accueil-studio 2012.
Répétitions : mars-avril, mai-juin et décembre 2012


Présentation publique :
Le mardi 3 avril 2012 à 19h
au CCN d'Orléans - Josef Nadj
37 rue de Bourdon Blanc, 45000 Orléans
www.josefnadj.com

Création :
Traverses 2012, CCN Orléans (dates à préciser)

13 & 14 mars 2013 au CND, Pantin (à confirmer)
www.cnd.fr


La rencontre entre Joëlle Léandre et Cécile Loyer a eu lieu à l'occasion de Sho-bo-genzo (2008), création performance de Josef Nadj pour deux danseurs et deux musiciens. Cette première expérience commune les a conduites au projet d'un duo.

Le titre, Cascade, indique le principe directeur qu'elles ont défini pour cette pièce : il s'agit de composer des images ou plutôt des séquences musicales et chorégraphiques qui découlent de l'accumulation, de la multiplication, de la condensation d'éléments (gestes, sons, accessoires…) traités sur des registres différents et enchaînés en "cascade".

Cascade se compose donc d'une série de séquences ou tableaux de durée variable, dont le point commun est l'absence de "début" : elles sont toutes "prises en cours" et vont vers leur propre fin. Chaque séquence est autonome, comme les pièces d'un puzzle dont le motif principal est « la chute ». Une chute répétitive, infinie. Dans les arts martiaux, la chute est une technique consistant à tomber en évitant la blessure. En rhétorique, la chute est la fin d'une histoire, la conclusion d'un récit, qui lui donne son sens. Le "sens" de la pièce ou plutôt du récit qui court en arrière-plan apparaîtra donc dans la séquence finale.

La décomposition ou déconstruction est au cœur de la recherche. Décomposition, en termes chorégraphiques, musicaux, mais aussi spatiaux (scénographie, lumières). Il s'agit d'élaborer un espace qui se crée en se défaisant, une qualité de danse qui procède de l'épuration du mouvement, du geste. Comme la chute, la décomposition laisse apparaître de nouvelles formes, elles-mêmes en construction. Les transitions entre les tableaux, ces instants d'indétermination, seront inscrits dans le déroulement de la pièce comme des oscillations entre réel et représentation, jeu et réalité. En parallèle, si tout au long de la pièce les deux auteurs / interprètes se présentent comme des conteuses, traversées par des états différents : le rire, la peur, le doute, la folie…, lorsqu'elles quittent leur "rôle", "retirent leur costume", ses états ne sont plus que tensions, nuances et dynamiques. Cascade voyage ainsi entre théâtralité et abstraction.

L'histoire du happening et de la performance nourrit cette création qui en intégrera peut-être quelques étapes marquantes (le singe mécanique dansé par Merce Cunningham dans Le Piège de Méduse de Satie en 1948, Le Vide, exposition d'Yves Klein en 1958, par exemple…) sous formes de citations. L'humour aura donc sa place dans Cascade. Un humour décalé.