BLANC
ou la mariée est un homme
SOLO
2007


Un solo de Cécile Loyer
Interprété par Michaël Hallouin
Textes : Nicolas Fretel
Assistant, plateau : J.B. Bernadet
Production, diffusion : Marie-Hélene Renon
Durée 27 minutes


« Blanc ou la mariée est un homme » est un solo de femme dansé par un homme. Cette création passe par l’histoire d’un voyage au Japon. Ce voyage, Cécile Loyer l’a fait il y a 7 ans, pour aller rencontrer la danseuse de butô Mitsuyo Uesugi qui fut aussi l’élève de Kazuo Ono. A l’issue de cet échange, « Blanc ou la mariée est un homme », qui est le premier solo de la chorégraphe, fut présenté à Tokyo, le 12 avril 2000. Transmettre Blanc à Michael Hallouin sous le regard de Nicolas Fretel (auteur) et Jean-Baptiste Bernadet (créateur lumière et musique) n’est pas un retour en arrière mais plutôt une façon de faire le point avant de prendre un virage. D’ailleurs « Blanc ou la mariée est un homme » raconte cette mise à distance entre une personne et son histoire.

« Blanc ou la mariée est un homme » est un temps entre parenthèse, comme on prend une respiration avant de continuer sa route, pendant lequel on fait le bilan d’une vie. On examine, on interroge, on compare et puis on s’examine, on s’interroge et on se compare aux autres, avant nous, ceux et celles de la famille.

Le personnage de « Blanc ou la mariée est un homme » s’interroge sur son identité. Il se laisse traverser par les femmes qui l’entourent, pour les faire danser et les faire parler : il est l’enfant, puis la mère, puis la sœur, il cherche à être la grand-mère mais il se perd dans la femme poupée.

Faire danser un solo de femme par un homme c’est aussi une mise à distance entre ce que l’on voit et ce que l’on entend. Ainsi, des mots de femmes dans la bouche d’un homme et des gestes de femmes exécutés par un homme auront une autre résonance et probablement un autre sens. En se décollant du personnage féminin d’origine, on se décolle de l’évidence et du connu. Le personnage masculin apporte une confusion et brouille les repères. Il nous plonge dans un inconnu finalement plus ouvert et plus sensible, presque plus universel.

Il y a 7 ans « Blanc » est né de ces quelques mots :

« Il y a toujours ce fil entre nous, il écrit un passé et un futur ; quoique nous fassions nous ne sommes pas seuls, nous ne sommes pas rien.
Le semblable dans l’unique.
Je suis tout ce qu’ils m’ont donnée.
Reconstruction d’un être unique.
Folie étrange et généreuse.
Evidence incontrôlable.
Il faut en rire. Le dire et puis en rire. »

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Michaël HALLOUIN / danseur

Après le conservatoire d’art dramatique d’Orléans, Michael HALLOUIN débute au théâtre en 1999 avec le Théâtre de la Valse et le Théâtre de l’œuf à dix pas dirigé par Wissam ARBACHE. Il travaille ensuite avec la Compagnie les Fous de Bassan, dirigé par Christian STERNE, notamment dans la pièce Au monde comme n’y étant pas (de et par Olivier PY) et à la lecture de Le jeune homme de Jean AUDUREAU, (mise en espace par Olivier PY).
Il se forme aux arts du cirque avec la Compagnie de Oiseaux fous (école de cirque de Déols-36)) et participe à plusieurs stages de jeu et de recherche avec Olivier PY, Elisabeth CHAILLOUX, Thierry BEDARD et Michel FAU.
En 2000, il décide d’ajouter à ses compétences déjà multiples – la danse : il participe à la pièce Mâchoires chorégraphiée par Joseph SARVARY et suit plusieurs stages de danse auprès de Karine PONTIES, Mitsuyo UESUGI, Mariko AOYAMA, Cécile LOYER, Frédéric LESCURE et les frères BEN HAIM.
Il danse désormais avec Mark Tompkins.

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Création les 16 et 17 juin 2007 au Théatre Le Colombier, Bagnolet, dans le cadre du festival Concordan(s)e

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